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Une enquête déclare avoir résolu le mystère Satoshi Nakamoto après 17 ans : le cryptographe britannique Adam Back serait l'insaisissable créateur du Bitcoin,
Mais ce dernier dément ces allégations

Le , par Mathis Lucas

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Une nouvelle enquête prétend avoir démasqué la véritable identité du mystérieux créateur du Bitcoin. Elle suggère que le cryptographe britannique Adam Back pourrait être le véritable créateur du Bitcoin, caché sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. Les enquêteurs s'appuient sur une analyse linguistique computationnelle révélant des similitudes « frappantes » dans la ponctuation et le vocabulaire, ainsi que sur des coïncidences temporelles liées à ses activités en ligne. Ce n'est pas la première fois qu'il est suspecté d'être Satoshi Nakamoto. Cette enquête intervient après le documentaire de HBO qui avait mis en cause le développeur canadien Peter Todd.

La véritable identité du créateur du Bitcoin, connu sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto, est depuis plus de 17 ans l'un des plus grands mystères de l'ère Internet. Satoshi Nakamoto a révélé le bitcoin au monde entier au début de l'année 2009. Le mystérieux personnage a ensuite discuté de façon anonyme sur sa création par l'intermédiaire de courriel et les forums en ligne jusqu'en 2010, avant de disparaître complètement sans laisser de trace.

Le célèbre livre blanc a été publié en 2008 sous le nom de Satoshi Nakamoto, mais personne n’a jamais pu prouver qui en était l’auteur. De plus, les premières récompenses minées par Satoshi Nakamoto lui-même, soit environ 1,1 million de bitcoins, n’ont jamais été transférées, ce qui a entretenu le mystère.

Au fil des ans, de nombreuses personnes se sont succédé pour tenter de résoudre ce mystère, mais aucune n'y est parvenue réellement et la communauté rejette souvent la réponse. Toutefois, elle reste curieuse de découvrir la véritable identité de Satoshi Nakamoto, le mystérieux détenteur du portefeuille bitcoin valant près de 79 milliards de dollars. Dix-sept ans après l'invention du Bitcoin, le New York Times a une nouvelle piste sur cette affaire.

Une avancée majeure après dix-sept années d'investigation ?

Cette semaine, le New York Times a publié une enquête affirmant qu'Adam Back, 55 ans, cryptographe et cypherpunk, est très probablement la personne qui se cache derrière ce pseudonyme. Adam Back n'est pas un inconnu. Il est une figure de la première heure de la communauté Bitcoin et PDG de Blockstream, spécialisé dans la blockchain. Blockstream développe des produits et des services pour le stockage et le transfert de cryptomonnaies.


Certains soutiennent que ce mystère n'a pas d'importance financière et que, même si elle était révélée, l'identité du fondateur n'aurait que peu d'impact sur les fondamentaux du bitcoin. Selon eux, le bitcoin fonctionne de manière autonome et il est peut-être préférable pour les investisseurs qu'il en reste ainsi.

Cette enquête, qui a duré un an, est loin d’être la première tentative visant à dévoiler l’identité de Nakamoto. Adam Back est considéré comme l’un des candidats les plus plausibles, aux côtés des informaticiens Hal Finney et Nick Szabo. Le documentaire de HBO de 2024 intitulé « Money Electric: The Bitcoin Mystery » a identifié le développeur canadien Peter Todd comme le créateur du bitcoin. Il a toutefois catégoriquement rejeté ces allégations.

John Carreyrou, un des auteurs de l'enquête du New York Times, s'est fait connaître après avoir révélé l'affaire Theranos en 2015. Il relève plusieurs similitudes entre les messages du cryptographe Adam Back et ceux de Satoshi Nakamoto sur les premiers forums en ligne, ainsi que le chevauchement des périodes d'activité en ligne et les premiers travaux d'Adam Back sur Hashcash, un système de preuve de travail essentiel pour le minage de bitcoins.

L'héritage technologique de Hashcash

L’enquête commence par établir un lien étroit entre Adam Back et la conception du Bitcoin. En 1997, Adam Back a créé Hashcash, un système qui utilisait la preuve de travail pour lutter contre les spams en obligeant les ordinateurs à résoudre de petites énigmes mathématiques avant d’envoyer des messages. Lorsque Satoshi Nakamoto a publié le livre blanc du Bitcoin en 2008, il a clairement cité Hashcash comme base du système de minage du bitcoin.

Le bitcoin utilise aussi la preuve de travail, où les ordinateurs résolvent des problèmes mathématiques pour sécuriser le réseau et créer de nouveaux blocs. Selon l'enquête, il s'agissait bien plus qu'une simple inspiration. Le système du bitcoin s'appuie étroitement sur la même idée qu'Adam Back avait développée des années auparavant. À l'époque, très peu de personnes comprenaient en profondeur la monnaie numérique et la preuve de travail.

Comme Adam Back était l'une d'entre elles, ce lien a permis de réduire la liste des candidats potentiels.

Une comparaison des styles d'écriture

L'enquête s'est également penchée de près sur les habitudes rédactionnelles de Satoshi Nakamoto. Elle a notamment porté sur le livre blanc, les e-mails, les messages publiés sur des forums et les contributions à des listes de diffusion consacrées à la cryptographie. Ces textes ont été comparés aux écrits antérieurs d'Adam Back, tels que des articles universitaires, d'anciens messages sur des listes de diffusion et ses premières discussions en ligne.

Les experts utilisent une méthode appelée stylométrie pour étudier le style d'écriture. Elle examine le choix des mots, l'orthographe, la ponctuation et la grammaire afin de trouver des schémas qui agissent comme une empreinte digitale. Dans les écrits de Satoshi Nakamoto, la communauté observait des habitudes bien marquées. Il mélangeait l'orthographe britannique et américaine. Satoshi Nakamoto utilisait certaines expressions peu courantes.

Il plaçait aussi parfois deux espaces entre les phrases, une habitude plus courante chez les auteurs plus âgés. L'enquête a révélé des schémas similaires dans les écrits d'Adam Back datant des années 1990 et du début des années 2000. Ils alternaient entre « e-mail » et « email ». Tous deux alternaient entre des orthographes telles que « optimise » et « optimize ». Ils partageaient aussi de petites habitudes dans leur utilisation des traits d'union.

Ces détails peuvent sembler mineurs, mais de tels schémas se forment généralement au fil de nombreuses années. L'enquête a examiné de petites habitudes spécifiques, difficiles à imiter, telles que la manière dont Satoshi Nakamoto utilisait les traits d'union et certaines expressions techniques peu courantes.

Un exemple flagrant est le terme « proof-of-work », que Satoshi Nakamoto écrivait souvent avec des traits d’union d’une manière qui correspondait à la propre écriture d'Adam Back datant de plusieurs années auparavant. Selon l'enquête, ces petits détails sont généralement des habitudes inconscientes acquises au fil des années. Ces petits détails peuvent révéler l’identité d’un auteur de manière plus fiable que les grandes tendances stylistiques.

Engagement au sein des Cypherpunks

L'enquête s'est penchée sur la communauté Cypherpunk. Il s'agissait d'un groupe de programmeurs et de défenseurs de la vie privée qui échangeaient sur des listes de diffusion Internet dans les...
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